15 avril 2008
La dépendance affective et amoureuse...
Il parrait que la dépendance est une relation normale du nouveau né avec le monde qui l'entoure: le bébé est totalement dépendant pour sa survie de ses parents ou des personnes qui l’élèvent. Son besoin d’eux est vital, non seulement sur le plan physique, parce qu'ils lui apportent la nourriture et les soins nécessaires sans lesquels il ne pourrait pas survivre, mais encore parce qu’il dépend d’eux d’une manière tout aussi essentielle sur le plan affectif et relationnel. Le bébé ne se développe bien et ne s’épanouit que s’il reçoit les contacts du regard, du toucher et de la caresse. Ils lui sont indispensables, et s’il en est privé, il dépérit.
C'est un peu comme des "nourritures affectives" qui sont vital pour lui, et il s'attache automatiquement aux personnes qui les lui offrent.
Celà expliquerait pourquoi lorsqu'un enfant grandit, tout au long de son évolution, aurait besoin d'être écouté, regardé, touché avec attention.
Non, je ne suis pas enceinte... J'y viens...
Selon William James, un psychologue américain, le pire pour un être humain serait de devenir parfaitement invisible pour ses semblables. Il semblerait que nous ayons besoin depuis notre plus jeune âge que l'on nous parle pour que la parole nous témoigne de l'interet que nous porte autrui en s'adressant à nous. Le fait d'être regardé , écouté et touché avec attention nous donne un sentiment d'importance.
Il semblerait que ce soit au au cours de l’enfance et de l’adolescence que se manifeste de la manière la plus intense le besoin de se sentir encouragés et reconnus.
Malheureusement pour certains d'entre nous, nous n'avons pas reçu suffisamment de ces marques d'attention (pourtant) essentielle... Manque de reconnaissance et amour insuffisant créent une carence, un manque à combler qui se prononcera davantage pendant l'adolescence et la vie d'adulte où le besoin d'attention sera doublement recherché.
Aujourd'hui je peux dire que oui, lorsque j'étais enfant, j'ai manquée d'attention... Mais il semblerait que mes parents aient manqués eux-même de cette reconnaissance et qu'ils attendaient cette "monnaie d'échange" venant de ma part pour en obtenir. C'est pour celà, je pense, que beaucoup d'enfant mette la barre trop haute pour plaire à tout prix en s'efforçant sans cesse de satisfaire leurs parents afin de combler leurs besoins d'attention et de soulagement, comme moi je l'ai fais.
Un jour mon père est parti de la maison, mes parents ont par la suite divorcé, et j'ai eu que très peu de contact avec mon père. J'ai pris celà comme un "abandon"... Depuis, j'ai pris l'habitude de plaire afin de lutter contre la crainte que celà se reproduise... Et je crois toujours qu'il faut plaire et toujours plus pour être aimée.
Pendant de longues années (c'est à dire les 18 dernières), j'ai pensée que c'était de ma faute si je ne trouvais jamais ce que je recherchais chez les garçons avec qui j'ai eu des relations. Que j'étais sûrement trop exigente et trop perfectionniste. Je n'étais jamais heureuse dans mes relations, et pourtant j'y restais...
Je n'ai étudiée la question seulement qu'aujourd'hui grace à l'aide de spécialistes. Ca m'a permis de comprendre enormément de choses...
J'ai la chance de faire partie d'une génération où la femme ne dépend plus de l'homme mais il semblerait que je ne dois pas être la seule à me sentir diminuée, malheureuse et indigne d'amour lorsque j'ai perdu l'homme qui me servait de référence et qui joue directement au jour d'aujourd'hui sur l'estime que j'ai de moi-même: en l'occurence mon père.
Les causes sont multiples: angoisse de la solitude, crainte de l'abandon, une mauvaise image de soi, ...
Je me suis par la suite aperçue que j'étais attirée par des hommes avec qui la relation n'était pas particulièrement satisfaisante (comme je l'ai expliquée plus haut), que je ne supportais pas le fait que l'homme que j'aime ne m'apporte pas tout l'amour que j'attendais, que je le mettais sur un piédestal et que je faisais ma vie en fonction de la sienne.
Pendant deux ans, ça m'a pourri... encore aujourd'hui je ne suis pas complètement sortie de cet "enfer". Je ne comprends pas pourquoi je ne me suis pas rendu compte plus tôt de cette dépendance. Pourquoi j'ai souffert toutes ces années sans rien faire. Parce qu'on fond je savais très bien d'où venait le problème, mais je ne savais pas forcément comment l'expliquer, mettre des mots sur ce que je ressentais, sur ce qui se passait autour de moi...
En somme, ces relations ne m'ont apportés que souffrance... tout le contraire de ce que je souhaitais.
Je veux devenir plus aimante et moins "attachée"... mais pour celà je dois faire le deuil d'un attachement maladif.
Il parait que pour se libérer d'une relation qu'on juge "trop insuportable pour soi" il faut avoir le courage de cesser de justifier sa souffrance en se disant qu'on l'aime. Il faut cesser de croire que l'amour faire souffrir (croyance tout à fait irrationnelle...)
J'ai besoin de trouver une raison d'être en moi. Je ne veux plus jamais vivre par procuration. Je veux placer mes rêves en première place.
Je crois que de toute façon, il n'y a rien de plus dépriment que de vivre continuellement dans l'espoir ou dans l'attente de quelque chose qui ne viendra pas.
Je n'ai pas choisi la bonne personne, je n'ai pas choisi ma dépendance, je n'ai pas choisi d'avoir besoin de ce trop plein d'amour que je n'aurais jamais, et surtout, je n'ai pas choisi de ne plus y croire... (c'est quand même paradoxale non?)
Enfin bref...
Des amateurs de la dépendance affective sur la page de mon petit blog??? =D

Ca se soigne... comme tout ;)
Commentaires
Bonjour !
Un ptit coucou du samedi !
bon après-midi et bon week end !
bisous !
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